Guide pratique · Rami 51
Comment jouer la fin de manche au Rami ?
Quand un adversaire a peu de cartes, vous risquez de manquer de tours pour compléter vos projets. La pénalité de chaque carte reste la même, mais vous avez moins d’occasions de la poser. Il faut raccourcir les projets, poser les cartes lourdes et conserver une défausse légale. Le nombre de cartes adverses devient l’indicateur principal du rythme.
Le principe à retenir
Une main de trois cartes peut parfois sortir en un tour, mais seulement si la pioche et la défausse s’enchaînent correctement. Les ajouts sur les combinaisons de la table deviennent précieux après l’ouverture. Les jokers non posés doivent être traités comme une urgence.
Un exemple concret
Vous avez déjà ouvert. Après avoir pioché dans la pioche, vous avez 5♥, 6♥, 7♥ et Roi♣. La suite 5♥-6♥-7♥ peut être posée ; gardez le Roi♣ pour la défausse finale. Vous terminez alors la manche. Si le Roi♣ pouvait aussi compléter une combinaison de la table, l’y ajouter après la pose viderait votre main avant la défausse : cette sortie serait refusée. La bonne priorité est ici de terminer légalement, pas de poser chaque carte disponible.
Comment décider pendant la partie
Repérez les projets qui demandent encore plusieurs cartes précises. Lorsqu’un adversaire n’a presque plus de cartes, privilégiez les poses et ajouts disponibles dès ce tour. Utilisez les combinaisons ouvertes et préférez une réduction certaine à une sortie spectaculaire mais improbable.
- Compter les cartes adverses.
- Sortir les fortes pénalités.
- Préparer la défausse finale.
Un exercice pour progresser
Exercice corrigé : vous avez ouvert. Après la pioche, votre main contient 8♠, 9♠ et Dame♦ ; une suite 5♠-6♠-7♠ est déjà sur la table. Comment sortir ? Réponse : ajoutez d’abord le 8♠ à cette suite, puis le 9♠, et défaussez la Dame♦. Vous n’avez pas besoin d’attendre un 10♠ pour former une nouvelle suite. Ces ajouts supposent que vous ayez déjà ouvert, et la dernière carte doit rester disponible pour la défausse.
Erreurs fréquentes
- Conserver un projet trop long.
- Oublier qu’un ajout exige d’avoir ouvert.
- Poser toutes ses options sans garder la fin du tour.